Qu’arriverais-t-il à nos très proches parents si on les nourrissait de la même façon que nous? Nos cousins auraient-ils la même espérance de vie? Ne serions-nous pas cruels de leur imposer un si grand écart de leur alimentation naturelle? Quand on réalise que la génétique de l’être humain est presque exactement la même que celle de notre ancêtre le singe, il devient évident que l’alimentation humaine est souvent bien loin d’être appropriée.
Et si vous aviez un singe comme animal familier? Auriez-vous assez de compassion pour le nourrir de façon convenable? Vos enfants, conjoints et vous même ne méritent-ils pas eux aussi une attention au moins égale à celle que vous offririez à votre singe familial?
Depuis quelques mois j’ai retrouvé un intérêt pour la nutrition, plus précisément la mienne. J’ai pris la décision consciente d’adopter mon singe intérieur et d’apprendre une nouvelle fois, à mieux le nourrir. La différence cette fois-ci c’est que j’ai laissé tombé cette attitude disciplinaire qui me faisait miroite le besoin d’encadrer mon alimentation dans une structure rigide et stricte. J’ai réalisé que le singe lui n’avait pas à faire d’effort pour choisir adéquatement son alimentation. Pourquoi ne me serait-il pas aisé et agréable de “bien” manger? Cette question de fond, se répond d’elle même par une autre question qui surgit en simultané à la précédente: Et pourquoi pas?
N’avons nous pas assez de cancéreux, cardiaques diabétiques et dépressif autour de nous pour avoir suffisamment d’exemple à ne pas suivre? Bien sûr, certains d’entrevous me serviraient une argumentation sur le caractère génétique de ces maladies. Ce qu’il faut savoir par contre, c’est que ce sont les facteurs environnementaux qui détermineront l’expression ou la dormance d’un chromosome. En termes plus simple, un gène ne s’exprime que dans un contexte qui lui est favorable.
Paradoxalement, face à la maladie, bon nombres de gens n’hésitent pas à alimenter leurs différents malaises de produits nocifs auxquels ils n’ont pas nécessairement confiance et qui ne démontrent souvent pas de changements notables. Personne n’aime prendre de médicaments mais bien des gens le feront systématiquement pendant des lunes, bien avant de s’aventurer dans une escapade d’assainissement alimentaire. Avons-nous totalement perdu confiance en la nature? Si le vieil adage “Vous êtes ce que vous mangez” a un tant soit peu de sagesse, il n’est pas étonnant que la société soi si criblée de maladie. Il est souvent plus difficile d’adhérer à un programme de supplémentation naturelle que de s’incliner devant notre prescription.
Enfin bref, la qualité de notre rationnel à l’égard de nos habitudes alimentaire peut être tout au moins mise en doute. Surtout quand on balance dans l’équation l’alimentation organique la qualité de l’eau d’aqueduc et la nocivité de nos consommations récréatives. Quand notre alimentation est en guerre avec notre physionomie, ne devrions-nous pas envisager une trêve?
Et si le temps y était propice? Pourquoi ne pas simplement s’y abandonner et satisfaire ce singe qui hurle en vous.

2 Responses to “À VOS SINGES! PRÊTS? PARTEZ!!!”
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