L’eau le lait et la viande, à bien y penser

Publié par Dr François le Aug 24, 2010 | section Articles | 2 commentaires

La viande, l’eau et les produits laitiers font partie d’une alimentation normale et quotidienne. Notre Guide Alimentaire Canadien les considère essentiels. La communauté scientifique quant à elle, sonne l’alarme sur un problème de société quasi chapeauté par nos institutions. Une attitude lucide viserait toutefois à considérer l’alternative organique ainsi que la filtration systématique et adéquate de l’eau comme un strict minimum. L’eau d’aqueduc, cancer empoissonnement et quoi d’autre?

Les normes gouvernementales en qualité de l’eau n’évoluent plus depuis longtemps alors que la diversité des polluants est en hausse. Votre aqueduc municipal couplé à un filtre bas de gamme chez wallmart ne suffit que dans les contes pour enfants. Parmi des centaines d’articles accessibles sur internet,  le WWF et Guérir.fr, le site de David Servan-Schreiber, publie un rapport qui émet un doute sur les effets de l’eau du robinet sur la santé des personnes atteintes d’un cancer. Le rapport n’apporte pas de preuve et en reste au niveau du principe de précaution.

« Si vous êtes atteint d’un cancer, méfiez-vous de l’eau du robinet », c’est ce qu’explique en substance le rapport rédigé sous la direction du WWF et de David Servan-Schreiber (médecin psychiatre), responsable du site Guérir.fr, qui réunit une communauté de personnes victimes de cette maladie. L’équipe signant le texte comprend essentiellement des médecins, dont Luc Montagnier, prix Nobel 2008. Le document met en cause la présence dans l’eau de différents produits chimiques, dont les nitrates (apportés en grandes quantités par les engrais agricoles), les pesticides et les médicaments. Tous sont suspectés à des degrés divers d’être liés à des maladies, notamment des cancers, ou d’affecter la faune ou la flore.

Selon les auteurs, les normes de surveillance de l’eau n’ont pas suffisamment évolué malgré les progrès d’études récentes. Il est vrai que beaucoup mettent en évidence un effet des polluants sur la santé humaine. Par exemple, la féminisation des poissons des rivières paraît liée, chez les hommes, à la diminution du nombre de spermatozoïdes. Chez la femme, l’incidence de l’environnement sur le cancer du sein ne fait plus guère de doute, avec la mise en cause d’une longue liste de produits, des pesticides à certaines peintures en passant par des crèmes solaires. Chez les agriculteurs, la maladie de Parkinson semble liée à l’usage des pesticides. En quantités plus ou moins élevées, tous ces produits se retrouvent dans les nappes phréatiques et, partant, dans l’eau destinée aux robinets. Il en est de même pour les molécules médicamenteuses, qui commencent à faire l’objet d’une attention plus grande. Les stations d’épuration, en effet, n’ont jamais été conçues pour filtrer l’eau au point de retenir toutes ces molécules.

Note sur le fluor qu’on ajoute systématiquement à l’eau.

Le fluor apparut dans les années 50 comme un progrès dans le combat contre la carie et la plaque dentaire. Il fut introduit dans la composition des pâtes dentifrices et le réseau de distribution d’eau courante sous forme d’antiseptique (acide hexafluorosilicique). Soulignons que seul une dose extêmement réduite permettrait une action positive du fluor. L’accumulation à long terme de cette substance engendre des effets néfastes en matière de santé, tel que la destruction de l’émail des dents, le développement de maladie telle que l’ostéoporose, de troubles cardiaques et psychiques, et même de dégâts génétiques. Les effets toxiques du fluor à haute dose ne sont plus remis en doute quand on sait qu’il entre dans la composition des insecticides et des bactéricides et du poison à rat. Les effets psychiques, quant à eux, ont été démontrés par les savants allemands à la solde d’Hitler. Le IIIéme Reich donna l’ordre aux usines chimiques I.G. Farben, basées à Francfort, de produire du fluor en quantité. Celui-ci devait être mélangé à l’eau potable destinée aux prisonniers des stalags. Cette distribution avait pour but de maintenir la discipline dans les camps, grâce aux effets sédatifs du fluor.

Le boeuf, la vache à lait et les stimulateurs de croissance hormonaux.

L’emploi de stimulateurs de croissance hormonaux chez les bovins de boucherie pose un problème qui soulève beaucoup de controverse partout dans le monde. L’utilisation de ces produits est autorisée au Canada et aux États-Unis, mais elle est interdite dans l’Union européenne (UE). Réf: Santé Canada

Face aux nombreuses recherches qui contredisent les propos de santé Canada à l’effet de leur utilisation sans danger, Il est évident qu’il y a incertitude scientifique. Nous devrions donc les consommer avec plus de prudence. Dans le cas du bœuf traité aux SCH, à la lumière de renseignements scientifiques inquiétants, on ne devrait pas utiliser ces médicaments tant qu’une recherche plus avancée nous assure qu’ils ne sont pas dangereux pour la santé humaine. C’est pourquoi l’Europe les a interdits, il y a 17 ans.

Un verre de l’ait c’est bien mais deux c’est mieux?

Tel était le slogan de la fédération des producteurs de lait. Pas étonnant que plusieurs personnes considèrent le lait comme un aliment sain. Pourtant, les mêmes pratiques susmentionnées sont applicables à la production laitière. Si vous aviez la bénédiction de Santé Canada, hésiteriez vous a utiliser un produit “naturel’ et “sans dangers” qui augmenterais votre production laitière de plus de 30%?

En fait, dans le cas du lait, il est mentionné par plusieurs source que l’augmentation de productivité animale aurait comme conséquence d’augmenter considérablement l’incidence de troubles inflammatoires des glandes mammaires ce qui causerait en retour l’augmentation de l’usage curatif et même préventif des antibiotiques à spectre large. Il est donc possible que notre lait quotidien soit en fait un mélange de lait, d’antibiotiques, de facteur de croissance hormonaux et de pus.

Face à l’extrême retard que la législation accusera toujours face à la réalité du consommateur, nous n’avons simplement qu’à orienter nos choix vers les produits bios. Le prix est-il réellement le bon prétexte pour se nourrir de façon dangereuse?


 

468 ad

2 Responses to “L’eau le lait et la viande, à bien y penser”

Trackbacks/Pingbacks

  1. Twitted by drfpoulin - [...] This post was Twitted by drfpoulin [...]

Laisser un Commentaire

*